Entretien ou soin de la pelouse : les termes qui comptent sur une facture
Dans les publicités, les entreprises emploient « entretien de la pelouse » et « soin de la pelouse » de façon interchangeable. Sur une facture ou un contrat de prestation, ils décrivent en général des travaux différents, à des prix différents, et un seul des deux fait intervenir des produits dont l’application exige une certification.
Savoir lequel est lequel vous dit ce que vous payez, ce que vous devez recevoir après chaque passage et ce qui reste à votre charge entre deux visites.
Ce que couvre chaque terme
La façon la plus simple de les distinguer : l’entretien concerne l’apparence de la pelouse, le soin concerne l’herbe et le sol.

L’entretien de la pelouse est l’entretien physique réalisé selon un calendrier. La tonte, la finition des bordures le long des allées et des entrées, le débroussaillage autour des massifs et des clôtures, le soufflage des tontes sur les surfaces dures et le ramassage saisonnier des feuilles en font partie. Une équipe d’entretien apporte tondeuses et coupe-bordures, et la visite est facturée que l’herbe ait poussé de 2,5 ou de 7,5 cm.
Le soin de la pelouse est un traitement. Engrais, désherbage en prélevée et en post-levée, lutte contre les vers blancs et les insectes, chaux, aération et sursemis comptent tous. Une entreprise de soin apporte épandeurs et pulvérisateurs, et chaque visite applique un produit ou réalise un travail destiné à modifier la façon dont l’herbe pousse.
Certaines entreprises proposent les deux dans un même contrat. D’autres n’en font qu’un et sous-traitent l’autre, ce qu’il vaut mieux savoir quand quelque chose tourne mal et qu’il faut savoir quelle équipe est intervenue.
Les termes que vous verrez sur une facture
Les lignes de facture s’expliquent rarement d’elles-mêmes. Voici les termes qui prêtent le plus à confusion et ce que chacun signifie en général.
| Terme de la facture | Ce qu’il signifie en général | Ce qu’il faut confirmer |
|---|---|---|
| Tonte, bordures, débroussaillage, soufflage | Une visite d’entretien standard | Si les bordures sont refaites à chaque visite ou une visite sur deux |
| Application ou passage | Une visite de traitement dans un programme saisonnier | Quel produit a été appliqué et combien de passages comprend le programme |
| Herbicide de prélevée | Désherbage qui empêche les graines de germer | Qu’il a été appliqué avant le réchauffement du sol au printemps, car il ne fait rien contre les mauvaises herbes déjà en croissance |
| Post-levée ou traitement localisé | Désherbage des mauvaises herbes déjà visibles | Si le produit a été pulvérisé sur toute la pelouse ou seulement sur les mauvaises herbes |
| Engrais désherbant | Engrais combiné à un herbicide | Qu’il figure comme application de produit phytosanitaire, car l’herbicide en fait une |
| Aération par carottage | Retrait de petites carottes de terre pour décompacter le sol | Qu’il s’agissait bien d’un carottage, car l’aération à dents pleines fait beaucoup moins |
| Sursemis | Semis de graines dans l’herbe existante | Le type de semence et si le sursemis a suivi une aération |
| Nettoyage | Ramassage de feuilles, de débris ou de dégâts de tempête | Si l’évacuation des déchets est incluse ou facturée à part |
| Aménagement paysager | Plantations, massifs, paillage ou travaux de conception | S’il s’agit d’un forfait ponctuel ou d’une part du contrat récurrent |
Pourquoi la différence change votre facture
L’entretien est généralement facturé à la visite ou au forfait mensuel sur la saison de tonte. Le soin est facturé à l’application, souvent sous forme de programme annuel de plusieurs passages, payés au passage ou d’avance.
Le classement peut aussi compter sur le plan fiscal. En France, les petits travaux de jardinage (tonte, taille, désherbage) ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 % dans la limite de 5 000 € de dépenses par an et par foyer fiscal, à condition que le service soit rendu par un prestataire déclaré ou agréé au titre des services à la personne.
Seuls les petits travaux de jardinage sont concernés. Demandez donc à l’entreprise, avant la première intervention, une facture qui détaille chaque prestation, pour savoir ce qui peut figurer dans votre déclaration.

Ce qu’une visite de traitement doit vous laisser
Toute visite qui applique un désherbant, un insecticide ou un engrais désherbant est une application de produit phytosanitaire, et elle est strictement encadrée. Les professionnels doivent être titulaires du Certiphyto et, selon l’article 67 du règlement (CE) n° 1107/2009, conserver au moins trois ans un enregistrement de leurs applications. Demandez ces informations :
- Le nom du prestataire et le numéro de son Certiphyto
- La date et l’heure de l’application
- Le nom et le numéro d’autorisation de mise sur le marché (AMM) de chaque produit appliqué
- Les consignes à suivre ensuite, par exemple combien de temps garder enfants et animaux hors de la pelouse
Les détails varient, mais demander ces informations est légitime partout. Si une entreprise ne peut pas vous dire ce qu’elle a appliqué ni qui détient la certification, choisissez-en une autre.
Renseignez-vous aussi sur le délai à respecter avant que les enfants et les animaux puissent retourner sur la pelouse. L’étiquette du produit l’indique, et pour de nombreux produits pulvérisés, il faut attendre que le dépôt soit complètement sec.
Une visite avec engrais seul est un cas différent. L’engrais pur n’est pas un produit phytosanitaire, il n’exige donc généralement ni certification ni traçabilité, même si la facture doit quand même nommer le produit.

Lire un contrat de prestation avant de signer
Le contrat décide de ce qui vous est dû quand la saison ne se déroule pas comme prévu. Lisez-le en cherchant les écarts entre ce que vous supposez et ce qui est écrit.
Avant de signer un contrat de prestation pour la pelouse :
- Trouvez la liste des services inclus et rapprochez chacun du tableau ci-dessus. Tout ce que vous attendiez et qui n’y figure pas sera facturé en supplément.
- Vérifiez combien de visites ou d’applications le prix couvre, et ce qu’il advient de celles qui ne sont pas utilisées.
- Cherchez une clause de sécheresse. Certains contrats d’entretien facturent chaque semaine prévue, que l’herbe ait eu besoin d’être tondue ou non.
- Vérifiez si le contrat se renouvelle tout seul et quel préavis il faut respecter pour le résilier.
- Demandez si l’entreprise retraite gratuitement si les mauvaises herbes reviennent dans un délai donné après une application.
- Demandez qui est responsable de l’arrosage.
L’arrosage est la ligne que la plupart des contrats omettent. De nombreux traitements doivent être arrosés dans un délai d’un à deux jours pour agir, et les graines après un sursemis demandent de l’humidité chaque jour jusqu’à la levée, mais ni une équipe d’entretien ni une entreprise de traitement ne revient généralement s’en charger.
Cette tâche reste au propriétaire. L’Aiper IrriSense 2 l’exécute selon un programme sur jusqu’à 10 zones cartographiées, de sorte qu’une zone fraîchement semée reçoit l’arrosage léger et fréquent dont elle a besoin pendant que le reste de la pelouse suit son cycle normal.
Une entreprise ou deux
Une seule entreprise pour les deux simplifie le planning et met un seul nom sur chaque problème. Le revers : les entreprises à service complet sont souvent meilleures dans l’un des deux domaines.
Répartir le travail entre une équipe de tonte et une entreprise de traitement distincte est généralement judicieux quand la pelouse a un problème précis, comme des vers blancs ou une forte pression d’adventices, qui demande un spécialiste. Dans ce cas, communiquez à chaque entreprise le calendrier de l’autre pour qu’une équipe ne tonde pas le lendemain d’une application qui avait besoin de temps pour agir.
